J’ai décidé de m’en sortir

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Après plusieurs mois de souffrances au travail, j’ai décidé de me prendre en main. Je n’ai plus aucune motivation à effectuer mon travail, et je suis parfois en pleurs. Je ne peux donc plus continuer comme ça. Le travail n’est bien sur pas le seul responsable de mon état, le personnel joue aussi beaucoup (le manque de sommeil à cause de bébé, tout ça tout ça, …) mais je vais essayer de résoudre un problème après l’autre.

Pendant le confinement, j’avais accepté un entretien avec un psychologue du travail et je me suis dit que ça me ferait peut-être du bien de réitérer l’expérience. J’ai donc contacté la médecine du travail et à ma surprise, j’ai du d’abord rencontré le médecin qui s’occupe du suivi dans mon entreprise. Je ne suis pas sure de la plus-value que m’a apporter cet entretien mais je suis ressorties avec un RDV avec un psy du travail (dans 1 mois et demi, ya beaucoup de demande) et un conseil de faire un bilan de compétences. Cela tombe bien, on se fait actuellement accompagner pour mettre en place une démarche de qualité de vie au travail. J’ai donc contacté l’entreprise pour avoir un RDV. Travaillant pour le public, c’est soit je préviens mon employeur, soit je paie de ma poche. Je verrais ce que le premier entretien m’apporte mais apparemment il faudra que je passe par un bilan de compétence.

Ce qui est sure c’est que j’ai envie de m’en sortir mais que je ne sais pas comment m’y prendre et que j’ai clairement besoin d’aide. Est ce que je garde le même métier mais dans un autre secteur? est ce que je change complètement ? Vais-je avoir besoin d’une formation? Est ce qu’on peut se le permettre financièrement ? Quelles concessions vais-je accepter (j’ai un salaire bof mais 52 jours de congés par an) ?

J’espère vraiment pouvoir enfin avoir les réponses à ses questions prochainement. Je voudrais vraiment avoir la patate le matin quand je pars travailler et enfin trouver quelque chose dans lequel je m’épanouis.

Avoir un projet de naissance, entre théorie et pratique

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De part l’expérience de mon premier accouchement et mes cours de préparation, sans forcément le rédiger, je savais ce que je voulais pour la naissance de ma seconde fille. J’écris au passé car elle a pointé le bout de son nez 3 semaines en avance et nous n’étions pas vraiment prêt (on se dit toujours qu’on a encore du temps et pouf un bébé vous saute dans les bras).

Mon projet de naissance s’articulait autour d’un thème principal : la douleur. Depuis mes GEU, je ne supporte plus grand chose. La pose de perfusion me terrifie (à chaque fois c’est hyper douloureux et pourtant j’ai de la veine apparente) à tel point que pour mes 2 dernières ponctions d’ovocytes, j’ai demandé qu’on me tartine de crème anesthésiante.
Comme pour mon premier accouchement, j’étais plutôt pour la péridurale. Lors des cours, la sage-femme m’a montré comment me servir du gros ballon pour apprendre à maitriser mes contractions et la maternité ou j’ai accouché, propose de faire un bain chaud dans un genre de jacuzzi pour aider la dilatation. Le but n’étant pas d’accoucher dans la baignoire mais seulement de se détendre (même si certains bébés ont décidé que l’eau chaude c’était plus sympa pour venir au monde). Pour la position d’accouchement, on m’a aussi indiqué que je pouvais essayé autrement qu’allonger sur le dos. j’étais donc partie dans l’idée d’accoucher sur le côté.

Pour ce qui est de l’alimentation, je suis pro allaitement pour plusieurs raisons : économique (ça sort de mon corps donc ça ne me coute que de boire de l’eau), pratique (c’est direct prêt, pas besoin de mesurer la quantité de lait en poudre, de faire réchauffer, les différents types de tétines, … ) et on va pas se mentir mais un bébé qui a un gros chagrin, tu le mets au sein et hop la plupart du temps il est calmé. Pour la feignasse que je suis, je ne passerais au lait en poudre que quand je ne pourrais pas faire autrement, c’est à dire après la reprise du boulot si je galère à tirer mon lait.

Est ce que mon accouchement m’a permis de réaliser mon projet de naissance. Pas entièrement je dirais. Ya la théorie et puis la pratique. Déjà je ne m’y attendais pas mais j’ai perdu les eaux un samedi à 4h00 du mat (cette sensation si agréable d’être réveillée par un écoulement de fluide). J’ai utilisé le ballon pour essayer de contrôler mes contractions. Quand cela est devenu trop difficile (30 sec entre chaque contractions c’est assez fatiguant), j’ai été dans la baignoire. Cela m’a dilaté très vite et du coup il n’y avait plus le temps pour la péridurale car une tête tentait de s’extirper de mon vagin. n’ayant pas la force de m’allonger, je suis restée debout. J’ai eu une petite déchirure. Je crois que je n’ai jamais hurlé aussi fort de ma vie et bizarrement c’était comme un réflexe, je ne pouvais pas m’en empêcher. Pour l’équipe présente, ce fut une sacrée expérience car elles n’avaient jamais fait un accouchement debout.

Ce que je retiens de cet accouchement.
Celles qui se vantent de ne pas avoir eu la péridurale, effectivement dans on accouche rapidement, ça passe crème. Quand les contractions durent 10h, la fatigue fait qu’il vaut mieux laisser sa fierté de côté et essayer que tout le monde arrive en bonne santé (pour ma première fille, je n’avais pas dormi depuis 2 jours et j’étais vraiment au bout niveau épuisement).
Lors du travail, j’ai eu du mal à mettre en place certains exercices que m’avaient conseillé la sage-femme mais je trouve que j’ai mieux réussi à respirer. Sauf à la fin ou là s’était un peu n’importe quoi mais bon bébé est sortie c’est le principal.
L’équipe du service de maternité étant plutôt dans la bienveillance, mon allaitement s’est mis beaucoup plus vite en place et je me suis sentie mieux accompagnée.
Je pense que préparer un projet de naissance permet de se préparer mentalement mais tout ne se passe pas toujours comme on l’aurait voulu et il faut aussi avoir ça dans la tête et se préparer aux différents scenarii.

Les douleurs d’être parent, parce qu’on peut pas tout contrôler dans la vie de son enfant

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Aujourd’hui, j’ai cru fondre en larmes de tristesse pendant le diner de ce soir (d’ailleurs mon cœur est serré rien que d’écrire cet article). Ma fille vient de rentrer en CP. C’est une enfant très intelligente mais malheureusement, à part à l’école et à la gym, elle ne côtoie aucun enfant de son âge. Elle a eu pour habitude d’être le centre de tout, étant la première petite fille aussi bien dans ma famille que dans ma belle-famille. Ma filleule à 4 de différence avec elle et mon neveu à 7 mois. Nous sommes casanier et personnellement, je n’ai pas encore réussi à me faire d’amis depuis notre déménagement il y a 2 ans et demi (la PMA m’ayant pris pas mal de temps aussi). De part nos déménagement, elle a fait 3 écoles maternelles différentes et l’année dernière, elle ne s’est pas du tout intégrée à la classe (maternelle d’un regroupement scolaire avec toutes les sections présentes dans la même classe). Je l’avais appris totalement par hasard lors d’un spectacle ou la maitresse est venue me voir… Nos horaires de travail font que notre fille va à la garderie matin et soir donc nous n’avons eu que très peu de contact avec la maitresse (j’aurais apprécié qu’elle nous demande un RDV pour nous parler de ça mais bon…apparemment un enfant qui est toujours seul n’a pas l’air gênant…)
Cette année, elle retrouve donc tous les enfants qui étaient en grande section avec elle (avec qui elles n’a pas réussi à s’intégrer), plus la moitié des CE1. Comme certains d’enfants, elle n’aime pas parler de l’école et il est difficile de savoir comment se passent ses journées. L’année dernière, elle s’était néanmoins fait une copine dans sa classe mais j’avais effectivement pu remarqué qu’elle a tendance à s’isoler.

Aujourd’hui, deuxième jour d’école depuis la rentrée, je lui demande comment s’est passé la journée et là c’est le « drame » (super je commence à pleurer, je vois plus très bien le clavier). Je lui demande si elle a réussi à se faire de nouveaux copains et là elle me répond que non. Je me dis « bon ok c’est le second jour, rien d’alarmant ». Je lui demande donc si elle a joué avec sa copine pendant la récréation : « non je suis restée toute seule car elle est allée jouer avec ses copines et m’a laissé…. » . Bon… je me tourne vers mon conjoint qui a le cœur aussi serré que moi en entendant ça. En tant que personne qui a du mal à m’intégrer socialement, je suis déchirée car je ne veux pas que ma fille finisse avec le même sentiment de solitude que j’éprouve chaque jour. Je sais qu’elle n’a pas un caractère facile mais ça me fait tellement de peine de savoir qu’elle est seule même à l’école. Je me sens tellement coupable qu’on ait pas réussi à lui donner un frère ou une sœur avant. Je me sens tellement coupable de pas réussir à me faire d’amis qui pourraient avoir des enfants de son âge.

Nous avons néanmoins un petit espoir : les petites filles de nos voisins ont déménagé dans le village d’à côté et devraient être pas mal présentes chez leur grands-parents. Nous allons essayer de faire en sorte qu’elles puissent passer du temps ensemble. Il a de fortes chance qu’elles puissent ensuite se retrouver plus tard au collège (oui je vois un peu loin là et c’est tant que les grand-parents sont vivants). Mais pour moi, ma fille pourrait se créer une super amitié sur le long terme. J’espère aussi vraiment qu’elle va finir par se faire des copains à l’école.

Il est 1h16 du matin, j’ai pleuré ce que j’avais sur le cœur en écrivant ici (bon ça coule encore). Je pense que parfois ça fait du bien de se laisser aller à ce genre d’émotions (même si j’ai tendance à me cacher même de mon conjoint pour pleurer). Le manque de sommeil et les hormones de grossesse n’aident pas mais c’est une maman au cœur lourd qui va tenter d’aller dormir un peu.

Demain c’est samedi, ça devrait aller mieux.

Remise en question professionnelle

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Moment constat : Dans 1 mois, je serais en congé maternité. Depuis le début de la crise COVID-19 et le confinement, je travaille à domicile et ne suis retournée sur site que 2 fois. après 3 semaines de vacances, je suis à nouveau en travail à domicile.
Cette crise m’aura permis de vivre ma grossesse à la maison sans la fatigue des trajets en voiture (30 min au minimum) et l’inconfort des vêtements (vive le pyjama !!! A bas les culottes et soutifs !!!!). Par contre, étant seule dans mon service, je n’ai eu que très peu de contacts avec d’autres personnes à part dans les réunions. Est ce que cela m’a posé un problème? Pas vraiment, en tant que geek et « gameuse casual », je suis habituée à avoir plus de contact virtuel que réel et on est plutôt casaniers. De plus ma fonction fait qu’il est difficile de tisser des liens. J’ai donc plutôt bien vécu le fait de devoir restreindre mes contacts physiques avec les autres.

Après ce second jour de reprise (la plupart des gens sont encore en vacances), je m’ennuie déjà fermement. Ce n’est pas que je n’ai rien à faire, mais rien qui m’intéresse et avec ce départ dans 1 mois, difficile de mettre des choses en route avec la rentrée qu’il faut préparer dans ce contexte particulier.

Peu de temps après ma prise de poste en janvier 2018, je me suis rendu compte que le milieu professionnel dans lequel j’évolue actuellement n’est pas pour moi. Au fond de moi, je garde néanmoins toujours un petit espoir que les choses s’améliorent mais bon… A 37 ans je fais le constat que je ne sais pas ce que je veux faire de ma vie. Je ne suis pas sure de vouloir continuer à occuper mon poste actuel quelque soit le milieu mais que faire à la place? Avec un crédit de maison, un crédit pour la voiture et mon conjoint qui n’a pas un emploi pérenne non plus, je privilégie pour l’instant le paiement des factures plutôt que l’épanouissement professionnel mais il y a des jours ou cela me pèse.

Lors de ma première grossesse, j’étais en CDI. Avec l’arrêt de travail d’un mois supplémentaire (hémorragie du post-partum) et les congés, au lieu de reprendre mi avril, j’ai repris début juillet. Actuellement, on vient de me renouveler mon CDD pour 1 an, je vais avoir des difficultés à prolonger mon congé maternité de la même manière. Souhaitant allaiter, ça me brise le cœur d’avance de savoir que je vais devoir laisser mon bébé âgé de 2 mois et demi pour reprendre un boulot qui ne me plait pas et pour lequel je serais peut-être remercier en aout 2021.

J’espère avoir une révélation professionnelle pendant ce congé mat et trouver ma voie. Je vais aller manger un bout de chocolat et me dire que ça ira mieux demain.

Quand rien n’est acquis, grossesse et confinement

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Assez tôt dans ma grossesse, j’ai été sujette à des nausées tout au long de la journée. Pour me concentrer au travail, ce n’était pas toujours évident. J’ai essayé plusieurs choses, le gingembre confit, les gélules à base de gingembre, la banane, le jus de citron … rien ne me soulage donc je prends mon mal en patience. J’ai de la chance de ne pas vomir et j’ai perdu 2 kg donc bon, j’essaie quand même de positiver

Comment se vit un début de grossesse pendant le confinement? Il me permet de pouvoir me reposer à la maison et d’être plus à l’aise dans la manière dont je m’habille (pendant le confinement, ma tenue de combat, c’est le pyjama !!!). Je ne suis pas très sociale donc l’isolement à la maison ne me gène pas trop (nous avons acheté une maison à la campagne avec un jardin), c’est plus pour notre fille que c’est parfois difficile. Mon droit aux caprices alimentaire est un peu bafoué car mon conjoint ne veut pas aller me chercher de kébab mais ce n’est pas grave, je me rattrape lors des courses.
Ce qui est un peu plus compliqué, ce sont les RDV médicaux. A cause de mes antécédents, mon suivi doit être réalisé par un gynéco. A l’hôpital il n’y a que deux femmes, je préfère plutôt un homme mais bon, je verrai bien. Les hôpitaux ont mis en place des restrictions pour les accompagnants. Pour l’instant, mon conjoint ne peut pas m’accompagner que ce soit aux échographies ou au RDV. Même si c’est moi qui douille, je trouve un peu dur que le papa soit laissé de côté de cette manière. Je suis plutôt contente d’en être au début car maintenant les pères ne sont plus autorisés en service de maternité. Une fois l’accouchement fini, après quelques heures, ils sont invités à quitter le service.

Malgré le contexte dans lequel nous vivons aujourd’hui, ça se passait relativement bien. Après l’écho du 1er trimestre (fait à 11 semaines), nous avons annoncé la grossesse à notre fille qui est super contente. Nous lui avons fait deviné en lui montrant les photos de l’écho, c’était un moment vraiment super mignon.

Parfois je sais que je peux être très naïve. Je m’étais dit que d’avoir subi une FIV, me protégeait des petits désagréments mais bon comme dit plus haut, je douille déjà avec les nausées. Après, il parait que d’avoir des nausées serait un signe d’une grossesse qui se passe bien. Ça viendrait de notre odorat super développé qui serait un genre de super pouvoir qui nous permet d’éviter les aliments qui ne sont pas bons pour nous.
J’y croyais vraiment à cette pseudo protection de la FIV. Après tout c’est une ICSI, le spermatozoïde a été choisi, parmi une pléthore, C’est un peu Highlander. Et puis j’ai fait la prise de sang de dépistage de la trisomie 21. Le résultat ne dit pas si anomalie ou non, il donne un pourcentage de risque avec 3 degrés. Je me trouve dans la partie moyenne et doit refaire une prise de sang qui donne un résultat plus précis. Je suppose que si le risque n’est pas encore écarté, il faudra passé par une amniocentèse. Les futurs résultats de ces examens m’angoissent. S’affoler aussi tôt est peut-être bête mais derrière cela impliquera de prendre une décision difficile. J’avoue que je trouve la situation injuste. Je ne m’attends pas à ce que tout se passe comme sur un nuage sous prétexte que c’est une FIV mais bon en être passé par tout ça et que ça finisse peut-être par une interruption volontaire de grossesse, ça me met le moral dans les chaussettes. Peut-être que je m’en fait pour rien et que la prochaine prise de sang va nous rassurer mais pour l’instant je suis en mode déprime.

Qui sait, ça ira peut-être mieux demain.

Ça y est, enfin le bout du tunnel enfin presque

Photo de Gelgas sur Pexels.com

Voici 3 ans qu’on essaye d’agrandir notre famille dont 1 an en PMA.Ce troisième protocole bien qu’assez contraignant aura été notre bonne pioche. Je suis enceinte de 6 semaines, une échographie a confirmé qu’il y a un petit cœur qui bat dans mon utérus.

Mes sentiments sont assez mitigés, comme beaucoup de femmes qui ont un parcours similaire au mien je suppose. Je suis évidemment heureuse que notre parcours PMA soit fini pour l’instant mais après avoir fait 4 fausses couches, j’ai du mal à être complètement sereine.

N’ayant plus de thyroïde, je me suis retrouvée assez rapidement sans énergie et malgré l’augmentation du dosage, il va falloir patienter quelques jours (semaines) avant de voir une amélioration.

Par contre, je ne regrette absolument pas de mettre inscrite au tournoi de badminton de mon travail car cela me permet vraiment de me défouler même si derrière je suis toute raplapla. J’ai envie de vivre cette grossesse comme je l’entends et ça commence avec la nourriture. Je fais bien sure attention à ne pas abuser mais je me fais plaisir en mangeant des choses dont j’ai envie.

Le gynéco PMA ne faisant pas de suivi de grossesse, je m’oriente vers l’hôpital du coin (maternité de niveau 2) pour mon suivi. J’ai prévu d’annoncer ma grossesse à ma fille en l’emmenant avec moi à l’écho du 3ème mois. Mais c’est dur de garder le secret tellement j’ai envie de partager ça avec elle.

J’ai évoqué avec le gynéco notre souhait, si cette grossesse aboutit, de mettre nos 2 embryons restants en don. Je sais à quel point les délais d’attente sont longs et apparemment souvent les gens ne vont pas au bout de la démarche car il y a pas mal d’examens à faire (je n’ai pas bien compris si ce sont les donneurs ou les receveurs qui ne font pas les examens).

Une page de notre vie se tourne remplit pour l’instant de nausées, de tiraillements dans le bas ventre et d’insomnies mais c’est pour la bonne cause comme on dit.

Je suis de tout cœur avec celles et ceux pour qui cela n’a pas encore aboutit. Quand on ose en parler, on se rend souvent compte qu’on est pas tout seul (même si en définitif on se retrouve seul face à ça). Je n’avais pas imaginé qu’un jour, j’allais devoir en passer par là et qu’à bientôt 37 ans, je serai enceinte de mon second enfant.

Les 15 jours d’attente interminable

Photo de Daniel Anuar sur Pexels.com

Demain, je dois faire la prise de sang devant m’indiquer si ce transfert a fonctionné par la mesure de mon taux de Beta HCG (enfin plutôt un début de peut-être quelque chose).

Il m’est difficile d’analyser mes symptômes : j’ai le ventre encore gonflé et douloureux de la ponction (trop bien d’avoir l’air d’être enceinte de 3 mois quand on l’est pas …), j’ai l’estomac en vrac, des nausées qui peuvent être dues aux ovules, je suis fatiguée comme jamais …
J’ai l’impression que le transfert à eu lieu il y a des mois… Je lutte tous les jours pour ne pas aller acheter un test urinaire.

Je me laisse aller à quelques folies en espérant que cela ne jouera pas sur la nidation de cet embryon. Un tournoi de badminton est organisé au travail et hier je suis allée me faire une séance d’entrainement avec mon binôme. 30 min histoire de ne pas abuser (pas fait de sport depuis un bail). J’ai mal partout mais qu’est ce que ça m’a fait du bien (tendinite, tu ne m’avais pas manqué !!!). J’ai passé l’après-midi amorphe comme si je m’étais délestée d’un poids.

Autant la PMA rythme notre vie pendant la phase de stimulation par le biais des différents médicaments, autant la phase post-transfert nous laisse dans un doute perpétuel qui influe lui aussi énormément. Cela fait une semaine que je n’ai goût à rien (le départ de ma fille chez ses grand-parents pour les vacances joue beaucoup aussi, les joies des relations fusionnelles). Je vais au boulot parce qu’il faut y aller mais aucun de mes dossiers ne m’intéresse. Je n’ai envie de parler à personne. Je n’ai qu’une hâte, avoir fait la seconde prise de sang samedi (sous entendu « j’ai déjà espoir que celle de demain soit positive ») et être en vacances la semaine prochaine (seul réel avantage de mon boulot inintéressant, c’est les 51 jours de congés par an).

Etant trop fatiguée pour jouer à mon jeu vidéo, je m’enferme dans les séries TV. Le plus dur et de savoir s’arrêter pour aller se coucher à une heure raisonnable.

Je sens que demain va être encore plus compliqué pour que je sois concentrée au boulot. Placer un RDV avec mon chef vendredi matin n’étais surement pas une bonne idée non plus. Mais bon, il faut bien continuer d’avancer quelque soit le résultat de cette prise de sang tant attendu.

Transfert 2.1

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Nous sommes le 30/01/20, il est 8h30 et je reçois l’appel du laboratoire pour programmer mon transfert le jour même. Sur les 4 ovocytes fécondés (en ICSI), nous avons obtenu 2 très beaux embryons et 2 un peu en avance. Mon taux d’œstradiol étant un peu élévé, le gynéco choisit de transférer un seul embryon. Les autres seront congelés à J3. Nous recevrons un courrier du laboratoire pour nous informer du nombre congelé.

C’est un vieux de la vieille, l’assistance par échographie c’est pour les « jeunes » et apparemment avec la constitution de mon intimité facilite les choses. Mon conjoint se trouve dans un coin de la pièce, hyper gêné qu’un autre gars ait la tête entre mes jambes. Le biologiste tente de nous rassurer en nous disant que toutes les conditions sont remplies et qu’il n’y a pas de raison que ça ne fonctionne pas.

Nous ressortons de la pièce pleins d’espoir que ce soit la dernière fois et que toutes ces épreuves soient derrière nous.

Notre première tentative s’étant soldée par une grossesse biochimique (taux de BHCG qui augmente faiblement et se solde par une fausse couche), il va falloir attendre au moins une bonne vingtaine de jour pour me faire à l’idée que l’embryon s’est bien implanté (première prise de sang à J+15 après transfert).

Il a fallu recommencer les sérologies et je ne suis toujours pas immunisée à la toxoplasmose. Pour mettre toutes les chances de notre côté, je commence dès à présent à enlever de mes repas, les aliments contre-indiqués.

Je sais que ces 20 jours vont être difficile psychologiquement car je vais guetter les moindres signes pseudo annonciateurs d’un début de grossesse.

Aventure 2.1, la ponction

Infirmière, Infirmières, Médecin, Hôpital, Santé

(NB, ce post est diffusé avec presque 1 semaine de retard, ma ponction ayant eu lieu le 28/01/20)

Bien que je n’ai pas reçu le sms de confirmation pour mon intervention, je me dis qu’il y a peu de chance pour que ce soit décalé donc nous nous préparons pour être à 7h00 à a clinique. C’est la troisième fois que l’on vient, on commence à être rodé. J’ai soigneusement préparé tous les documents et complété les données manquantes de ma feuille de stimulation.

Un peu pressée par le temps le matin, je décide de mettre mon patch anesthésiant dans la voiture. Je dois m’en mettre sur les 2 mains et le pli du coude car ce que je redoute le plus est la pose de la perfusion qui me fait souvent souffrir. Et la déception, ce n’est pas un tube de crème mais un patch. Il a fallu que je me bricole un truc pour arriver à en avoir sur les 2 mains

Nous arrivons à 6h50 devant la clinique, nous ne sommes pas seuls. Lorsque les portes s’ouvrent à 7h00, les gens affluent aux ascenseurs et peu aux escaliers. Un nouveau système de ticket a été mis en place à la clinique et mon petit plaisir du jour aura été de passer devant tout le monde en me rendant directement à la borne plutôt qu’au comptoir (ce n’est pas super bien indiqué d’ailleurs qu’il faut prendre un ticket).

Maintenant, je n’ai plus peur d’être « chiante » et j’ose demander à l’infirmière qu’elle me rajoute de la crème anesthésiante. J’ai bien fait car la pose de la perfusion s’est faite sans douleur. Les infirmières de bloc ont été adorables avec moi et ont essayé de me détendre comme elles pouvaient en attendant l’anesthésiste et le gyneco.

L’intervention s’est bien passée ainsi que le réveil, j’ai été moins dans le cirage que d’habitude. Une fois remontée en chambre, l’infirmière mous a annoncé que 4 ovocytes allaient être mis en fécondation. Bon, sur 12 j’aurai espéré un peu plus mais c’est toujours mieux que les 20 vides de la précédente ponction. Je pensais avoir moins mal aussi mais une fois les effets des analgésiques de l’intervention dissipés, j’ai commencé à douiller.

Il ne nous reste plus qu’à attendre l’appel dans 48h pour nous informer si transfert ou pas il y aura (organisation tellement pratique quand tu travailles, de prévenir le matin même, du coup j’ai poser ma journée quoi qu’il advienne car si la nouvelle est mauvaise, je n’aurai pas la force d’aller travailler).

Pour le coup, ça ira mieux (peut-être) après demain.

Petit point J13

Image par Lorri Lang de Pixabay

Je suis aujourd’hui à J13 de ma stimulation. Après avoir bataillée avec les injections au point de me mettre de la crème anesthésiante, voilà enfin la délivrance. J’ai fait mon injection d’Ovitrelle hier soir, ma ponction est prévue mardi.

Du coup c’est tout une organisation à mettre en place car : il faut être entre 7h00 et 7h30 à la clinique qui se trouve à 50 km de la maison, trouver une âme charitable pour emmener notre fille à l’école, poser les congés pour moi et demander une absence pour Zorgh, …

Et forcément quand on a un karma farceur comme le mien, rien n’est simple… Mes parents ne peuvent pas s’occuper de ma fille car ma mère doit être hospitalisée le même jour. Plan de repli !!! Direction chez les beaux parents, la petite manquera 1 jour d’école, et on y reste dormir car c’est plus près de la clinique (du coup faut rien oublier avant de partir).
J’ai une réunion le matin où je devais faire une présentation, j’avais prévenu mon chef que je ne serais peut-être pas là, pas de soucis, je prépare la présentation et il se débrouille avec.
Il y a une réunion des parents d’élève le soir à 19h30, si je n’ai pas le ventre trop en vrac, j’essaierai d’y aller car Zorgh n’est pas hyper motivé, sinon tant pis.
Pour le reste de la semaine, on va vivre au jour le jour et les congés seront posés en fonction de mon état de santé.

J’ai 12 ovocytes et un endomètre à 12 mm. On espère vraiment que cette fois sera la bonne car je développe de plus en plus une hyperalgie et même les prises de sang commencent à être douloureuses.

Pour mon état d’esprit, je me sens à la fois angoissée à l’idée de l’anesthésie générale et de la pose de perfusion, et exitée car les conditions sont plutôt favorables pour nous et on espère un transfert frais. Après 3 ans en essai, 1 an en PMA et 37 ans cette année, je deviens impatiente.

Même si ce soir ça va être la course en rentrant du boulot, je me dis que ça ira mieux demain (et pour le coup, j’y crois vraiment)

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